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Qui suis-je ?

Tout comme vous : une perle de Vie du Mâlâ Divin

Et pour celles et ceux qui aiment les histoires, voici la petite histoire :

Je me nomme Christine Delassalle. Certains me connaissent sous mon nom de Sannyasin, Swami Mahashakti, et d'autres sous mon nom d'autrice, Christine Roy. Ce nom vint à moi lorsque j'épousais mon premier mari. Je le vécus comme un nom d'initiation venu me rappeler le sens de ma vie : me donner au Christ.
Il faut dire que le Christ a toujours été présent dans ma vie, de près comme de loin, et ce même avant ma naissance. Ma mère était très croyante. Elle priait Jésus chaque soir avant de s'endormir. Lorsqu'elle fut mariée et que son mari qu'elle adorait se mit à la tromper, elle pensa qu'en lui donnant un fils, leur couple serait soudé autour et par lui, et que son mari lui reviendrait. Elle tenta d'être enceinte pendant deux ans sans que son époux le sache, mais n'y parvenant pas, elle consulta un médecin en cachette et apprit alors qu'elle ne pourrait pas avoir d'enfant. Désespérée elle se confia à ma grand-tante religieuse qui raviva en elle sa foi en le Christ et en ses Miracles. La flamme de l'espoir était revenue dans le coeur de ma mère qui se mit alors à prier chaque soir Jésus en lui demandant de lui donner un fils, en échange de quoi, elle lui donnerait la vie de cet enfant.  

Quelques mois plus tard, ma mère était enceinte. Ce ne fut pas un fils qui naquit, mais une fille. Ma mère n'avait pas envisagé qu'il pusse en être ainsi, et n'avait pas prévu de prénom pour une fille. Les mois avaient passés depuis ses prières, et elle avait oublié son serment au Christ. Mais en l'instant de ma naissance, il lui revint à l'esprit, et elle me donna le nom de Christine. Même si je n'appris cette histoire de ma venue au monde qu'à l'âge de 20 ans, elle marqua sans aucun doute mon inconscient depuis toujours. Mais lorsque ma mère me l'apprit en toute conscience, cela réveilla en moi une colère intense contre ma mère et contre le Christ : comment avait-elle pu me vendre au Christ !!! Pourquoi n'avait- elle pas donné sa vie à elle au Christ plutôt que la mienne !?! Je me sentais être comme un objet dont on aurait disposé, comme un animal qu'on aurait mené à l'abattoir. Je me sentais écrasée sous le poids de ce serment que je n'avais pas fait. On avait déjà tracé ma destinée avant même que je ne sois née au monde ! J'étais révoltée : je ne voulais être donnée à personne. Je voulais choisir à qui je me donnerais ou ne me donnerais pas. Ce non choix qui m'était imposé, me révoltait avec force et rage. Il me fallu à nouveau des années pour être en paix avec le Christ... le temps de lâcher la croyance d'être au coeur des choix, au coeur de ma vie, au coeur de tout...  Cela se fit petit à petit. Et curieusement c'est l'Enseignement de Vie égyptien qui me ramena dans le Coeur du Christ. Mais revenons pour l'instant à mon enfance...
Même lorsque j'étais enfant et que j'ignorais cette histoire, le Christ était déjà présent en mon coeur. C'est à lui que je me confiais, que je parlais le soir ou lorsque j'étais seule. Je lui parlais très naturellement, comme on parle à son meilleur ami. Du plus loin que je me souvienne, j'avais environ 4 ans lorsque chaque soir, je le suppliais de prendre ma vie à la place de celle d'un enfant destiné à mourir dans la nuit. J'essayais de négocier avec lui : il devait bien y avoir des enfants qui avaient envie de vivre ! Cela me semblait être un bon échange ! Mais chaque matin, je me désespérais d'être encore sur terre. Dans cette "enfance sans enfance", ma vie intérieure était ma seule richesse, parsemée d'expériences que je reconnaitrais plus tard être des expériences d'éveils et de liens avec le monde invisible. 
A l'adolescence, je me révoltais contre ma mère et devins athée. Je découvris le théâtre qui devint ma bouée de sauvetage et la thérapie à laquelle je m'accrochais de toutes mes forces. Je me destinais à être comédienne. Mais une nouvelle expérience d'éveil survint de façon inattendue lors d'un cours de théâtre qui me reconnecta instantanément au Christ. Cette expérience intense était si opposée à mes croyances de l'époque qu'elle mit définitivement fin à cette période nihiliste de ma vie. Quelques mois plus tard, à l'âge de 21 ans, je rencontrais celui qui allait devenir mon  Instructeur en Yoga et qui allait donner une toute autre orientation à ma vie : Swami Pragnyananda Saraswati
Durant plusieurs années, je me formais auprès de lui à différentes pratiques Yoguiques. Le Yoga prit la place du théâtre. J'enseignais le Yoga pendant une dizaine d'années au sein de ministères et d'associations.
En 1997, Shakti Kundalini s'éveilla à nouveau pour se lover cette fois-ci dans le Coeur. L'Eveil qui s'en suivit dura 3 ans. Je réalisais alors qu'aucune pratique ne pouvait conduire à réaliser notre véritable nature et il m'était devenu impossible d'enseigner le Yoga de la façon dont il m'avait été enseigné et dont je l'enseignais jusqu'alors. Je continuais d'enseigner, mais de façon spontanée, libre, ce que j'allais nommer quelques années plus tard : le Mukti Yoga, le Yoga de la Libération. Après 3 ans, la vie me ramena les pieds sur terre. Car si mon corps subtil avait été réveillé, mes corps plus denses ne l'étaient pas. Je revins donc à une conscience de vie plus humaine, plus identifiée. Devenue mère de deux enfants, je créais une entreprise de vente à distance sur le net, qui me permit de travailler à la maison et de m'occuper de mes enfants. Durant une dizaine d'années je vécus avec la sensation déchirante de faire des "aller-retour" entre la conscience de me perdre la plupart du temps, et celle de me retrouver, à de brefs instants. Je tentais alors mille et un moyens habiles dans l'espoir de n'être consciente que de Dieu, en chaque instant. Mais rien ne tenait dans le temps, et j'oscillais toujours entre l'état de manque et l'état de plénitude, sans jamais parvenir à retrouver la Pleine Conscience. Plusieurs années s'écoulèrent ainsi jusqu'en 2008, lorsque Swami Pragnyananda décida de prendre sa retraite et de fermer l'ashram de Paris. Sans en comprendre la raison, je m'écroulais intérieurement instantanément. Le départ de l'Instructeur en cette vie ci faisait écho au départ du Maître, en un autre temps, un autre lieu. En quelques semaines, ma vie perdit tout intérêt. Elle n'avait plus aucun sens et j'étais dans une extrême souffrance, alors que j'avais tout pour être heureuse. Chaque soir je hurlais de douleur, la tête dans les coussins pour que mes enfants ne m'entendent pas, suppliant les Maîtres de m'aider. Je voulais comprendre ce qu'il m'arrivait. Le désir de comprendre était intense, vif, piquant. Comme si toute mon énergie de vie s'exprimait désormais dans la souffrance et ce désir, ce besoin vital de comprendre. Je n'en pouvais plus. Et un jour, après des mois de souffrance et de supplications, Le Maître fut là. Durant plusieurs mois je pratiquais la respiration qu'il me transmit et qui allait s'avérer être plus tard, le moyen de dénouer la mémoire cristallisée du noeud karmique (Rayon 8 de la Roue de Naissance). Guidée par Le Maître je m'ouvris en douceur à accueillir ce qui à lépoque était inacceptable pour moi : la capacité à Voir à nouveau. Les mois qui suivirent furent progressivement plus doux. Je revenais à la vie, à mon rythme. La souffrance mémorielle dénouée, la vie reprit son cours de façon paisible et vibrante, pour quelques temps du moins... jusqu'au jour où elle bascula du tout au tout. 
Alors que je ne connaissais rien à l'Egypte et au Tarot, de façon tout à fait inattendue et non recherchée, je fus enseignée de jour comme de nuit durant 3 mois par un être bleu immense, habillé à l'égyptienne, que j'allais découvrir quelques mois plus tard, être mon Maître tutélaire, Amon, nommé en occident, le Christ Roi. Ces rencontres furent très remuantes. Une autre mémoire ancienne en souffrance fut réveillée par la reconnexion à l'Egypte et à l'enseignement des Jumeaux cosmiques. La maladie qui m'avait emportée en Egypte, près de 3000 ans en arrière de temps terrestre, se développait à nouveau dans mon corps, en cette vie ci. Guidée par Swamiji, Swami Devatmananda, j'oeuvrais à libérer cette mémoire. Je plongeais non pas dans la Lumière, mais dans l'ombre de la Conscience Energie de Vie, au coeur même de l'Ombre et de la souffrance humaine. Durant cette période, je suivis l'invitation d'Amon et écrivis le premier livre sur la Roue de Naissance. Sur sa demande, je commençais à ramener au monde les 22 lames manquantes du Tarot de Marseille, les 22 lames célestes, dont je dessinais chaque semaine une esquisse. Par la Grâce, je parvins à libérer cette mémoire destructrice et survécus à la maladie qui quitta ce corps. La vie se poursuivit. Sur demande de Swamiji, j'emménageais dans l'Indre. Deux ans plus tard, mon mari et moi divorcions. Swamiji me demanda alors de réaliser des travaux au Moulin du Roc pour en faire l'ashram de Swami Pragnyananda. Bien que cela semblait n'avoir aucun sens et être improbable, je fis ce qu'elle me demanda et deux ans plus tard, à Pâques 2019, Swami Pragnyananda que je n'avais pas revu depuis son départ en 2008 demanda effectivement à visiter le Moulin. Ce qui était écrit dans nos Roues de Naissance pu alors se manifester  : la retrouvaille des jumeaux cosmiques.
Ce fut une période très éprouvante pour nous deux. Plusieurs cancers lui avaient été découverts en 2014. Nous savions avoir peu de temps à être ensemble, même si nous avions dans le coeur des projets de vie à l'infini. Selon son souhait, il m'initia au Sannyas et me nomma "Chef disciple", afin que je reprenne sa suite à son décès. Nous nous sommes mariés dans l'intimité et lorsque la maladie envahit à nouveau son corps, nous sommes partis vivre dans le sud afin qu'il puisse être suivi dans un hôpital spécialisé de Montpellier. Le 30 septembre 2021 Swami Pragnyananda quittait son corps dans notre maison de Saint-jean-du-Pin.
Je me sentais au bout de ma propre route. Comme si l'objectif d'une vie entière avait été réalisé et qu'il n'y avait pas de script de prévu, pour la vie après Pragnyananda ... et j'étais pourtant toujours là, toujours en vie. Je repris les transmissions et créais les partages de l'Urgence de l'Eveil qui débutèrent en janvier 2022. Au printemps, je glissais sur des feuilles de fougères qui jonchaient le sol. Une partie du pied cassé et la cheville fracturée en deux endroits m'obligeaient à marcher avec des béquilles. Cette immobilisation partielle me mit face au désespoir que je portais tapis au plus profond de mon être et au désir de mort qui me rongeait. Il me fallait choisir : vivre ou mourir. Après 6 mois d'hésitations, je choisis finalement la vie. Je pris rendez-vous chez un osthéopathe qui m'aida en deux séances à faire le deuil du départ de mon Amoureux. J'étais disponible à nouveau à la Vie, mais je n'avais toujours aucune impulsion à créer quoi que ce soit. Je continuais à poster quelques vidéos sur Youtube et je mettais en place des présentiels et des Satsangs au pied lever, dès que l'inspiration me venait de la Conscience Energie de Vie. Mais au quotidien, j'étais comme un acteur au chômage. Les seuls moments où ma vie reprenait sens était lors de partages. Je ne forçais rien. Je restais juste ouverte à l'inspiration, à la Vie. Je tentais d'acheter un lieu dans le sud afin d'y créer un éco-centre de vie expérimental dédié à la fois aux énergies renouvelables, à la redynamisation du village en partenariat avec les acteurs locaux, à la permaculture et aux retraites méditatives. Mais contre toute attente, cet achat ne put se réaliser. Au dernier moment, chez le notaire, le vendeur fut pris d'un vent de folie et la vente ne se fit pas. Je pris cela comme un signe du ciel et décidais de me retirer définitivement du monde. Mais la vie en décida tout autrement. Et un jour, sans prévenir, je me suis réveillée en sachant ce qu'il était Juste de faire. Un peu comme si j'avais reçu un télégramme dans la nuit m'indiquant exactement ce que j'avais à faire. Et comme mon Coeur était en Joie au matin à cette idée, j'ai su que c'était Juste et Bon. Le message de ce télégramme de Vie était de transmettre le Tantra du Coeur.
La vie s'agença de telle manière que je revins vivre au Moulin du Roc, ancien Ashram de Pragnyananda, et reprends depuis les transmissions en plaçant Le Christ au Coeur de chacune d'elles